Comment combattre les fuites de données via les réseaux sociaux ?

En France, selon l’Ifop, 77% des internautes se déclarent membres d’au moins un réseau social. La moyenne s’établit à 2,8 réseaux sociaux auxquels un internaute français appartient. L’utilisation des réseaux sociaux en entreprise accentue deux types de menaces : les infections par des virus ou autres codes malveillants et les fuites d’informations confidentielles.

Réseaux sociaux en entreprise, je t’aime moi non plus

Pour de nombreuses entreprises,

-les réseaux sociaux sont devenus un outil essentiel au service de la plupart de leurs processus métiers. Les interactions avec ses réseaux, tant en interne qu’à l’extérieur, peuvent servir à construire l’image de marque, améliorer la réputation de la société, fidéliser la clientèle, recruter des talents, mobiliser les connaissances collectives des collaborateurs, raccourcir le cycle de développement ou bien optimiser la réactivité du support technique.

-Cependant, les avantages que les médias sociaux apportent aux entreprises vont de pair avec divers problèmes. Le système d’information peut rapidement être infecté lorsque les salariés téléchargent des fichiers et données sur les ordinateurs qu’ils utilisent dans le cadre de leur travail. Les fuites de données peuvent se produire accidentellement ou délibérément lorsque des informations sensibles pour l’entreprise sortent de son réseau interne.

-Avant tout, une charte d’utilisation des réseaux sociaux est une condition préalable à leur sécurisation dans un environnement d’entreprise. Cependant, les erreurs, la curiosité, la négligence et autres écarts font inéluctablement partie de la nature humaine. Par conséquent, même la meilleure des chartes risque d’être souvent enfreinte.

La difficulté est de le faire sans bloquer entièrement l’accès aux sites et services, car cela aurait une incidence négative sur la productivité et le moral des collaborateurs.

Une seule solution : la DLP

La solution passe par la différenciation des informations personnelles, professionnelles, publiques et confidentielles dans les échanges sur les réseaux sociaux. Elle doit donc être orientée données et reconnaître les contenus.

Toutefois, dans le cas des smartphones et tablettes reposant sur le système Android ou iOS, le contrôle des réseaux sociaux n’est aujourd’hui pas aussi simple que sur les ordinateurs portables Windows ou Mac. Il est en effet actuellement impossible d’installer des agents DLP sous Android et iOS sans « jailbreaker » (modifier illégalement) le système d’exploitation, ce qui constitue une méthode inacceptable pour la sécurité informatique de l’entreprise.

En revanche, dans les années à venir, plusieurs solutions de sécurité innovantes en mode cloud devraient faire leur apparition sur le marché pour protéger les données des entreprises contre les fuites sur les réseaux sociaux, à partir des smartphones et tablettes.


Extrait de l’article de  la source Alexei Lesnykh Responsable du Développement International et de la Stratégie Produit de DeviceLock (Programmez)

Laisser un commentaire